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Solidaires02.fr
Articles récents

Permanences droit du travail Aisne

3 Février 2026 , Rédigé par solidaires02

information droit du travail aisne

information droit du travail aisne

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Présentation de l'Union syndicale Solidaires 02

20 Juin 2025 , Rédigé par solidaires02 Publié dans #qui sommes nous?

Nos coordonnées :

bureausolidaires02@framalistes.org

☎ 07 82 29 69 44. N'hésitez pas à laisser un message.

Adresse postale :

Solidaires 02
Maison des Syndicats
6 avenue Jean Jaurès
02000 Laon

L’Union syndicale Solidaires est composée de fédérations et syndicats nationaux, et d’Unions locales et régionales. Elle existe depuis 2003 mais a des racines bien plus anciennes dans le syndicalisme.

Elle défend les travailleurs et les travailleuses en France, quelle que soit leur origine et leur culture, et travaille avec les organisations de jeunes, de chômeur et chômeuses, de paysans, d’habitants.

Elle entretient des relations fraternelles avec de nombreuses organisations syndicales et d’associations à l’étranger pour faire vivre la solidarité internationale.

L'Union syndicale Solidaires02 est une union départementale.

Présentation de l'Union syndicale Solidaires 02
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Tract de Visa 02 suite à la tentative de diabolisation de la Marche des fiertés à Saint-Quentin

12 Juin 2026 , Rédigé par Visa 02 vigilance initiatives syndicales antifascistes

Marche des fiertés extrème droite instrumentalisation fake news drag queen Fier.es et queer samedi 6 juin Saint quentin

syndicalistes donc antifascistes !

syndicalistes donc antifascistes !

Communiqué de VISA 02 ;  le 11 Juin 2026

MARCHE DES FIERTES DE SAINT-QUENTIN : COMMENT L’EXTREME DROITE
INSTRUMENTALISE LA RELIGION ET LA PEDOCRIMINALITE POUR S’ATTAQUER A NOS
DROITS COLLECTIFS ET AU VIVRE ENSEMBLE

Pourquoi la marche des fiertés doit-elle être soutenue et visible ?
Parce que les minorités en ont marre de faire le dos rond dans une société profondément hétéro-
normée. Iels sont fières de représenter la diversité humaine. Iels ne sont pas des boucs
émissaires pour les personnes frustrées ou désœuvrées de cette société.
Partout dans le monde, les marches des fiertés commémorent le mouvement international de
luttes pour les droits LGBTQIA+* né des suites des « révoltes de Stonewall » à New York en
1969. A l’époque ces personnes n’ont pas le droit de fréquenter les bars. Lors d’une énième
descente de police, les arrestations arbitraires (sur la base de leur apparence physique) ne
passent plus. Révolte qui débouchera sur un mouvement massif toujours actif de nos jours.
* Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transgenres, Queers, Intersexes, Asexuel.les. Le Q peut
désigner aussi les personnes en questionnement. Le + faisant référence au fait que l’on peut
s’identifier à d’autres catégories ou à aucune en particulier.
De nos jours, plus de 3000 crimes et délits sont enregistrés chaque année contre les personnes
LGBTQIA+ et 2000 autres contraventions (insultes,...). Ces personnes ne bénéficient toujours
pas de l’égalité des droits promise par la Constitution.

Que s’est il passé cette année de si ‘particulier’ à Saint-Quentin ?
Comme chaque année à la même époque, le village de la marche des fiertés s’est déroulée dans
le square Winston Churchill à Saint Quentin, en plein centre-ville, après une manifestation festive.
L’évènement existe grâce à l’initiative de FIER.E.S & QUEER.
Ce samedi 6 juin était un peu particulier. Les participant.e.s avaient en effet à l’esprit la mort de
Noahm, tué une semaine plus tôt à Metz, les agresseurs ayant au préalable proféré des insultes
homophobes à son encontre.
Ce samedi 6 juin était aussi particulier, à Saint Quentin, puisqu’une pétition en ligne a été lancée
pour faire déplacer le village en d’autres lieux moins visibles, loin du centre-ville pour un
événement qui a justement pour but d’être visible, pour « ne pas choquer » alors que le respect
des droits et des diversités de genre et sexuelle n’a rien de choquant et pour éloigner l’événement
jugé trop proche d’une église, alors que les églises sont censées être ouvertes à tout le monde à
commencer par les plus persécuté.es...
Ce n’est pas semble-t-il l’avis de l’extrême droite locale. On ne s’étonnera pas que le délégué
départemental du parti d’Eric Zemmour se soit alors fait le relais de cette pétition sur ses réseaux
ni que, Madame Géronimi, de la liste d’opposition UDR-RN aux municipales de Saint Quentin, ait
envoyé une salve de questions jetant le doute sur l’association FIER.E.S & QUEER (source :
article de L’Aisne Nouvelle de Olivier de Saint Riquier du 5 juin 2026).

Pourquoi s’étonner alors, des nombreux incidents qui ont émaillé la manif ?
Des individus ne participant visiblement pas à la manifestation se sont introduits dans le cortège.
Les forces de l’ordre ont dû intervenir et ont procédé à des contrôles d’identité. Certains se sont
écartés, d'autres sont restés. Ces derniers ont assisté au spectacle tout en maintenant une
présence hostile, intimidante et malsaine dont on ne sait jamais quand elle peut déraper.
Sous des faux airs de panique morale, l’extrême droite essaie d’imposer sa vision du monde,
d’entrer dans les foyers en agitant les peurs ou en instrumentalisant les religions. Dans ce monde
les minorités n’ont pas le droit d’exister. Soyez des clones ou subissez notre violence !

L’offensive de l’extrême droite se poursuit après la manif : quand une infox* sert à
s’attaquer aux droits des enfants
(*information toxique)
Comme si cela ne suffisait pas, des comptes affiliés à des militants d'extrême droite à commencer
par le parti Reconquête! d'Éric Zemmour également relayé par Eddy Casterman, député RN de
l’Aisne ont diffusé post manifestation une vidéo à propos d’un spectacle de drag queen en les
accusant de pédophilie. Évidemment, le spectacle de drag queen était tout à fait bon enfant.
L’extrême droite locale essaye de créer la polémique en montant en épingle une information
présentée de manière trompeuse. Ils utilisent un bout d’une chanson interprétée par une drag-
queen. Cette chanson est une satire mettant en scène l’hypocrisie d’une personne religieuse
intolérante (« J'aime mon pays » - Sexy Sushi, 2013). Cette personne religieuse intolérante
déclare en chanson aimer tout un tas de positions réacs comme « j’aime bien l’idée du partage,
j’aime cependant ne pas donner mon pognon » ; « j’aime que les pédés soient punis » ; « j’aime
que ma voiture soit bien garée » ; « j’aime bien la télévision » ; « J'aime en secret tripoter mon
fils ! ». C’est ce dernier vers qui est instrumentalisé puisque la chanson dénonce évidemment la
pédocriminalité au sein de cet univers religieux hypocrite.

Après l’instrumentalisation de la religion alimentant la haine des personnes LGBTQIA+ lors de la
marche des fiertés, l’extrême droite s’attaque dans la foulée aux droits des enfants.
En effet, le 10 juin 2026, Romain Dumand pour Reconquête ! et le RN (les 4 députés RN de
l’Aisne, la conseillère municipale RN de Saint-Quentin et les délégués départementaux RN et
UDR) signent des communiqués officiels où ils s’attaquent ouvertement à l’association FIER.E.S
et QUEER demandant le gel des financements publics ainsi que la suspension de leur
intervention dans les établissements scolaires dans le cadre des programmes EVARS (Éducation
à la vie affective, relationnelle et sexuelle). Rappelons que les extrêmes droites mènent une
offensive constante également par l’intermédiaire d’associations comme « parents vigilants »
contre cette éducation à l’école. Les faits : les estimations parlent de 3 enfants par classe victime
de violences sexuelles. 160 000 enfants en sont victimes chaque année. Dans 81%, l’agresseur
est un membre de la famille (source : CIIVISE, 2023). Dans un tel contexte de culture de l’inceste,
on ne peut donc pas laisser aux familles le seul soin de l’éducation affective et sexuelle.
Comme à son habitude, l’extrême droite se pose en défenseur d’une cause pour mieux mettre
en danger les droits des personnes vulnérables ou minoritaires, en l’occurrence les enfants et les
personnes LGBTQIA+.

En agitant ainsi des peurs, des paniques morales et en montant en épingle des fausses
informations, en diffamant l’association FIER.E.S et QUEER, les responsables et les militants de
l’extrême droite locale peuvent servir de catalyseur au passage à l’acte et de violences envers
les personnes LGBTQIA+ et contribuent à saper des institutions cruciales comme EVARS pour
les droits et la santé des enfants. C’est une véritable entreprise d’incitation à la haine qui est mise
en œuvre de manière concertée dans cette affaire..
VISA 02 se déclare solidaire du travail de prévention et de défense des droits collectifs réalisé de
l’association FIER.E.S et QUEER.
VISA 02 (Vigilance et initiatives intersyndicales antifascistes) a pour but, notamment :
– d’informer sur les dangers et le développement de l’extrême droite.
– d’ analyser de manière critique les propositions dites sociales de l’extrême droite.
– de dénoncer toutes les discriminations racistes, sexistes, LGBTQIAphobes,
Nous sommes syndicalistes, donc antifascistes !
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19 juin : rassemblement de soutien à Ibra à Marle

10 Juin 2026 , Rédigé par sud educ02

19 juin : rassemblement de soutien à Ibra à Marle
Rassemblement de soutien à Ibra !

Nous faisons appel à vous pour soutenir Ibra, un jeune étranger originaire de Côte d'Ivoire qui, depuis son arrivée en France, a prouvé son intégration exemplaire. En 2021, il a solidifié son engagement envers son pays d'accueil en se pacsant avec sa compagne française bien-aimée Laetitia. Ibra se distingue non seulement par son respect indéfectible envers notre drapeau mais également par sa politesse et sa participation active à la vie associative de Marle sur Serre en Picardie.

Ibra ne se contente pas de contribuer à notre société par ses engagements sociaux. Il travaille également très dur pour notre commune bénévolement au service voirie depuis 3 ans et demie, prouvant ainsi chaque jour son dévouement et son amour pour la France. Sa présence dans notre communauté est précieuse et nous avons tous tissé des liens forts avec lui. Pour nous, Ibra n'est pas seulement un résident, il est un ami, un collègue, et un homme que nous tenons à garder auprès de nous.

Nous sollicitons votre signature pour que justice soit rendue à Ibra et qu'il puisse continuer à vivre et à s'épanouir dans un cadre qu'il connaît et qu'il chérit. Ensemble, faisons en sorte qu'il puisse rester là où il est vraiment chez lui. Signez cette pétition pour défendre son droit de rester en France ! Il ne lui reste que moins de trente jours pour quitter notre territoire...Nous comptons sur votre réactivité à signer et aussi valider sur l'email que vous recevrez ....Nous comptons sur une grande mobilisation...Empathie ...Solidarité...Engagement reactif ...etc...pour que IBRA RESTE NOTRE MARLOIS DANS L'AISNE 02 EN PICARDIE

APPEL AU RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN À IBRA
Nous appelons toutes les personnes solidaires à se rassembler devant la mairie de Marle afin d'apporter leur soutien à Ibra.
Lieu : Devant la mairie de Marle
Date : vendredi 19 juin
Heure : Rendez-vous à 17h30
Votre présence est importante pour montrer notre mobilisation et notre solidarité envers Ibra. Ensemble, faisons entendre notre voix dans le respect et la   dignité.
Mobilisons-nous nombreux !
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Sud rail appelle à la grève le 10 juin 2026 pour les salaires et le service public ferroviaire

4 Juin 2026 , Rédigé par Sud Rail et intersyndicale cheminots

intersyndicale cheminots 10 juin 2026

intersyndicale cheminots 10 juin 2026

LE 10 JUIN EN GRÈVE, C'EST AUSSI POUR NOS SALAIRES !
Les cheminotes et cheminots subissent de plein fouet l'explosion du coût de la vie. La facture énergétique et les prix à la consommation ont augmenté de 2,2 % en avril 2026, après +1,7 % en mars. À +2,5 %, l’inflation continue sans perspective d’amélioration. Les directions ne peuvent plus continuer à jouer la montre en gelant les salaires tout en accentuant la productivité.
Le déni de réalité du patronat ferroviaire est insupportable. Lors de la réunion de branche du 28 mai, le patronat a osé affirmer qu'il n'y avait « pas de problème de pouvoir d'achat ». Côté SNCF, aucune mesure n’est prévue. C'est un mépris inacceptable pour les cheminots qui subissent la crise ! L’heure n’est plus à l’analyse de la situation, mais à l’ouverture de véritables négociations salariales au niveau de la Branche Ferroviaire et du Groupe SNCF !
Ce sont les cheminots qui produisent ces richesses par leur force de travail, ils doivent en récolter le fruit ! La politique salariale actuelle est à bout de souffle, le contentieux est lourd et l'attractivité de nos métiers est durablement affectée.
Nos revendications unitaires :
Face à cette situation, les quatre organisations syndicales représentatives CGT Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail, CFDT Cheminots portent les exigences immédiates suivantes :
• Augmentation générale des salaires : Revalorisation immédiate pour faire face à la baisse subie du pouvoir d'achat.
• Revalorisation des primes de travail : Augmentation significative des primes de travail pour l'ensemble des collèges (mesures équivalentes pour les contractuels).
• Réévaluation de l'indemnité de résidence : Indexation réelle pour tenir compte de la crise du logement et des disparités géographiques (mesures équivalentes pour les contractuels).
• Octroi d'un véritable 13ème mois : Généralisation d'un vrai 13e mois pour l'ensemble des cheminots (statutaires et contractuels).


Le 10 Juin : mobilisation générale par la grève !
La direction ne doit plus attendre pour répondre aux cheminots. Si le patronat du ferroviaire, direction SNCF en tête, persiste dans son refus d'ouvrir immédiatement de véritables négociations de branche et d'entreprise sur la question des salaires, ils porteront l'entière responsabilité d'un mouvement social d'ampleur !

 

LE 10 JUIN, TOUTES ET TOUS EN GRÈVE POUR NOS SALAIRES, NOS DROITS ET LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

 
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Appel à mobilisation de sud educ02 pour les AESH

3 Juin 2026 , Rédigé par sud educ02

Appel à mobilisation de sud educ02 pour les AESH
AESH : un vrai métier ! Mobilisation le 9 juin !
AESH – Un vrai métier, un vrai corps de fonctionnaire ! Toutes et tous mobilisé·es le mardi 9 juin !

Le ministère de l’Éducation nationale a enfin ouvert des groupes de travail sur l’avenir des AESH. Cette ouverture est le résultat des mobilisations et des revendications portées depuis des années par les personnels et les organisations syndicales.

Mais dès ce premier groupe de travail, les limites fixées par le ministère sont apparues inacceptables.

Alors que les AESH représentent aujourd’hui le deuxième métier de l’éducation tous ministères confondus en nombre de personnels, le ministre envisage une « fonctionnarisation » limitée à seulement 10 à 20 % des AESH. Cette hypothèse ne correspond ni à la réalité des besoins, ni aux exigences d’une école réellement inclusive.

L’accompagnement des élèves en situation de handicap est une mission essentielle, pérenne et indispensable du service public d’éducation. Il ne peut être assuré par des personnels maintenus dans la précarité, sous-payés et privés de véritables perspectives professionnelles.

Nous réaffirmons nos revendications :

  • la création immédiate d’un véritable corps de fonctionnaires de catégorie B pour toutes et tous les AESH ;
  • un temps complet sur la base des missions réelles exercées ;
  • une revalorisation salariale significative ;
  • la reconnaissance pleine et entière des qualifications et compétences professionnelles des AESH ;
  • une école pleinement inclusive donnant réellement les moyens de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

RASSEMBLEMENT DEVANT LA CITE ADMINISTRATIVE DE LAON A 10 HEURES

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Explosion des prix : nos propositions

28 Mai 2026 , Rédigé par solidaires.org

Explosion des prix : nos propositions

Source : solidaires.org

L’agression militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a déclenché un choc pétrolier dont les effets se font directement ressentir sur notre niveau de vie. Mais ce n’est pas la crise pour tout le monde ! Total Energie a ainsi réalisé 5 milliards d’euros de bénéfices au premier trimestre 2026 (+50 %) en pariant sur la hausse du prix du baril. En France, les compagnies pétrolières amassent en moyenne 11,6 millions d’euros de plus par jour depuis le début de la crise. Pour ne plus choisir entre remplir le frigo ou remplir le réservoir, il faut des mesures d’urgence : bloquer les prix, augmenter les salaires et taxer les sur-profits. Ce n’est pas aux travailleurs et travailleuses de payer leurs crises et leurs guerres !

Au-delà, cette crise souligne l’urgence de changer de système. L’Union syndicale Solidaires met sur la table des solutions.

L’envolée des prix n’est pas une fatalité

Les prix à la pompe ont commencé à grimper à peine les premières bombes tombées. Pourtant, entre l’extraction du pétrole et son arrivée en station-service, il s’écoule plusieurs semaines voire des mois !

L’augmentation des prix n’est donc pas une simple question d’offre et de demande mais bien le résultat d’une logique spéculative qui se fait sur notre dos au service du profit.

Même en annonçant plafonner les prix, Total a ainsi réalisé 5 milliards d’euros de bénéfices au premier trimestre 2026 (+50 %). De son côté BP a réalisé 3 milliards d’euros de bénéfices (+100 %). Les géants pétroliers profitent à plein de la guerre. Un récent rapport d’Oxfam estime à 94 milliards de dollars les profits pour 2026 des 6 premières compagnies. Ce n’est pas la crise pour tout le monde ! Total s’est d’ailleurs empressé d’annoncer verser des dividendes revus à la hausse à ses actionnaires.

Nos solutions d’urgence

Augmenter les salaires

La forte augmentation des prix à la pompe pèse directement sur nous. À cela s’ajoute parfois la facture de gaz ou de fioul. Alors que l’inflation repart en forte hausse, à 2,5 % en mars, les salaires sont bloqués et les aides du gouvernement ne sont orientées que vers les entreprises. Nous revendiquons des augmentations immédiates de salaire pour vivre dignement et l’indexation des salaires sur l’inflation.

Encadrer les prix

Comme l’eau, l’énergie est un besoin essentiel pour se déplacer ou se chauffer. Ses prix doivent donc être sortis du marché spéculatif. Plutôt que d’enrichir les actionnaires il faut répondre aux besoins vitaux de la population. Nous revendiquons le blocage des prix du carburant et l’encadrement des prix de l’énergie.

Taxer les sur-profits

En France, les compagnies pétrolières amassent en moyenne 11,6 millions d’euros de plus par jour depuis le début de la crise. Nous revendiquons la taxation des sur-profits réalisés sur la flambée des prix de l’énergie et la réappropriation publique du secteur de la production d’énergie.

Pour une autre société

Cette nouvelle crise pétrolière montre une fois de plus à quel point notre dépendance aux énergies fossiles nous rend vulnérables aux guerres, aux crises internationales et à la spéculation financière.

Tant que les déplacements, le chauffage ou une partie de la production dépendent du gaz et du pétrole, les multinationales de l'énergie feront payer leurs profits à la population. Sortir des énergies fossiles représente un besoin social, écologique et démocratique. Cela suppose des investissements importants et nécessaires dans les transports publics, le ferroviaire, les mobilités du quotidien et la rénovation thermique des logements pour réduire les factures énergétiques. Cette transition ne doit pas reposer sur les ménages, ni sur une logique capitaliste, elle doit être financée par les premiers bénéficiaires de cette crise : les multinationales de l’énergie. Nous défendons une écologie protectrice du monde du travail, des classes populaires et des plus précaires.

Moins de routes, plus de trains

Le modèle du tout routier pèse lourd dans le budget, en particulier dans les territoires où l’absence de transports en commun contraint à posséder un véhicule motorisé. Plus de 20 % du revenu des ménages modestes est aujourd’hui consacré aux déplacements. Se déplacer conditionne l’accès à l’emploi, à la formation, aux soins et à la vie sociale. La demande pour des transports en commun est forte dès que l’offre (horaires, tarifs) est adaptée. La réduction des inégalités d’accès aux transports repose donc sur le développement des modes de transports collectifs. Et la protection de la planète aussi. En effet, le transport est le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre en France, avec 31 % des émissions. Le transport routier de personnes et de marchandises est bien plus émetteur que le train, qui émet entre 9 et 14 fois moins de gaz à effet de serre. Nous revendiquons le report des investissements publics consacrés à des projets routiers (entre 13 et 20 milliards d’euros) vers le système ferroviaire et les transports en commun pour soutenir un plan national ambitieux de sauvegarde et de développement des lignes SNCF de proximité.

De nouveaux droits pour les salarié∙es des entreprises en reconversion

Production de véhicules thermiques, d’engrais azotés issus du gaz, raffineries… des entreprises devront se reconvertir pour sortir des énergies fossiles. Mais c’est bien aux entreprises de se reconvertir, pas aux salarié∙es ! Celles qui ont fait des profits sur le dos de la santé des salarié∙es et de la planète doivent faire les investissements nécessaires pour transformer leur activité. Et leurs salarié∙es conserver leur emploi. La reconversion écologique de l’économie suppose des contreparties pour les travailleurs et les travailleuses : elle doit impérativement être un moment de conquête de nouveaux droits. Nous revendiquons un nouveau statut du salarié∙e, garanti par une Sécurité sociale de l’environnement, qui permette le maintien des droits et de la rémunération pendant la formation au nouveau poste, et leur transférabilité dans le nouvel emploi, sans passer par la case chômage.

Changer de modèle agricole

Le modèle agricole aujourd’hui dominant dépend massivement des énergies fossiles, pour son fonctionnement direct, avec 68 % de produits pétroliers importés (GNR, gaz), et sa consommation indirecte, par le biais des engrais azotés issus du gaz et du soja importés. Nous devons garantir notre souveraineté alimentaire en nous affranchissant à terme des pesticides et engrais de synthèse et des multinationales qui les fabriquent et nous empoisonnent. Un autre modèle agricole sera créateur d’emplois, mais il est indispensable d’améliorer les conditions de travail et d’emploi de toutes et tous les salarié∙es du secteur en limitant le recours aux contrats précaires. Nous revendiquons une relocalisation des productions agricoles, une agriculture paysanne plus sobre en transport et intrants, créatrice d’emplois de qualité, et le droit pour toutes et tous à une alimentation saine.

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Communiqué de sud educ 02

26 Mai 2026 , Rédigé par sud educ02

Communiqué de sud educ 02
Le 2 juin : mettons les vies scolaires à l’arrêt

Les AED sont parmi les personnels les plus précaires de l’Éducation nationale. Rémunéré·es au SMIC, ielles ne bénéficient d’aucune grille salariale qui leur permettrait d’améliorer leur rémunération, en prenant en compte notamment l’ancienneté des agent·es.  Pourtant, les assistant·es d’éducation occupent des postes essentiels au sein des établissements scolaires. En première ligne, leurs missions sont peu reconnues et peu valorisées alors que l’accompagnement des élèves est central et les établissements ne pourraient fonctionner sans elles et eux.

Le 2 juin, SUD éducation appelle l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale à la grève pour soutenir les vies scolaires mobilisées et obtenir de meilleures conditions de travail ainsi qu’une augmentation significative des salaires.

Des injustices inacceptables

Le renouvellement de contrat CDD reste au bon vouloir, souvent arbitraire, des chef·fes d'établissement. De nombreux critères d’évaluation reposent sur des savoir-être et savoir-faire alors même qu’aucune formation réelle n’est mise en place pour permettre de les acquérir. Tout l'apprentissage du métier se fait sur le terrain avec le soutien des collègues plus ancien·nes.
L'accès au CDI, gagné par la grève des AED en 2020/2021 n'est toujours pas automatique. Il faut l'accord du chef ou de la cheffe d'établissement et du Rectorat au terme de 6 années d’ancienneté. Aucun autre emploi ne demande 6 années de période d'essai.
Le nouveau cadre de gestion évoque une éventuelle grille de salaire mise en place au niveau académique. Pourquoi pas de grille nationale ? Et dans ce cas, alors que certaines académies sont déjà en train de la mettre en place, qu’attendent les autres ? Sans oublier que l’échelon académique ouvre la porte à des écarts de pratiques salariales.
Rien dans cette nouvelle circulaire n’est abordé quant aux possibilités de mobilité des AED qui souhaitent muter d’un établissement à l’autre. Changer d’établissement reste à ce jour un parcours de combattant·e pour un·e AED !

SUD éducation revendique :
  • La création d’un statut de fonctionnaire pour les AED

Et dans l'immédiat :

  • la généralisation de contrats CDD d'une durée de 3 ans ;
  • la transparence sur l'accès au CDI et un véritable droit au CDI au bout des 3 ans ;
  • la gestion des personnels AED  par les services académiques ;
  • des créations de postes d'AED ;
  • une baisse du temps de travail avec 32h semaine pour un temps plein ;
  • que les heures d'internat soient comptabilisées en totalité, en remplacement du forfait nuit ;
  • une grille de salaire commune avec les AESH ;
  • une augmentation de 400 euros net par mois ;
  • le versement de la prime REP/REP+ complète avec rétroactivité depuis 2015.

Alors, le mardi 2 juin, mettons les vies scolaires à l’arrêt ! 

Aux côtés des AED, toutes et tous en grève !

Rassemblement à 10h devant la cité administrative de Laon

En soutien, Les ATSEM se mettent en grève et nous rejoindront dans cette mobilisation

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L'accident de travail / l'accident de trajet en 6 questions

25 Mai 2026 , Rédigé par sud travail Publié dans #DROIT DU TRAVAIL

Pour être reconnu comme accident de travail, un accident doit répondre à des critères relatifs aux circonstances dans lesquelles il est survenu. Il faut un événement brutal daté avec précision (date, heure) et un certificat médical qui décrit les lésions (psychologiques ou physiques). En règle générale, un accident de trajet peut être reconnu comme accident de travail. La victime de l’accident de travail bénéficie de certains droits, mais a également des obligations. Elle doit informer rapidement son employeur, pour qu’il établisse une déclaration à la CPAM, afin de bénéficier de la prise en charge et de l’indemnisation de l’incapacité temporaire de travailler. Après un arrêt de travail d’au moins 30 jours, une visite médicale de reprise est obligatoire.

 

Un accident du travail, c’est quoi ?

Est considéré comme accident du travail, quelle qu’en soit la cause, l’accident survenu par le fait ou à l’occasion du travail à toute personne salariée ou travaillant, à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs.
De manière générale, sauf preuve contraire de l’employeur ou de la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), est considéré comme accident de travail, tout accident qui survient durant le temps et sur le lieu de travail ou durant les périodes où le/la salarié·e se trouve sous l’autorité de son employeur.

Sauf circonstances particulières, sont ainsi considérés comme faisant partie du temps de travail pour la reconnaissance en accident du travail :

  • les périodes périphériques du travail avant ou après l’horaire de travail (temps d’habillage ou de déshabillage…) ;
  • le temps consacré aux repas ;
  • les temps de pause ;
  • les périodes d’astreinte.

Le lieu de travail comprend tous les lieux placés sous l’autorité de l’employeur : bureaux, ateliers, chantiers, dépendances de l’entreprise (cour, parking, etc.).

Les lésions qui résultent de l’accident peuvent être physiques : coupure, brûlure, douleur musculaire apparue soudainement à la suite du port d’une charge, malaise cardiaque…

Elles peuvent également être psychologiques (choc émotionnel brutal), par exemple après une agression verbale, des insultes, un entretien d’évaluation qui se passe mal… Un « pétage de plomb » ou une crise de nerf au travail doivent être déclarés en accident du travail.

Et un accident de trajet ?

Est également considéré comme accident du travail l’accident de trajet qui survient à un·e salarié·e pendant le trajet entre sa résidence et son lieu de travail, ou entre son lieu de travail et le lieu où il/elle prend habituellement ses repas.

La résidence peut être la résidence principale du/de la salarié·e, ou une résidence secondaire stable, ou tout autre lieu où le/la salarié·e se rend de façon habituelle pour des motifs familiaux.

La notion de lieu habituel des repas n’impose pas une fréquentation strictement quotidienne et peut concerner d’autres parcours que celui menant au restaurant d’entreprise.

Le trajet entre résidence et lieu de travail peut ne pas être obligatoirement le plus direct si le détour est effectué dans le cadre d’un covoiturage régulier ou justifié par les nécessités essentielles de la vie courante.

Quelles démarches effectuer ?

Le/la salarié·e victime d’un accident du travail doit :

  • en informer ou en faire informer son employeur, dans la journée où l’accident se produit ou au plus tard dans les 24 heures. Si elle ne peut pas être faite sur le lieu de l’accident, cette information doit être effectuée par tout moyen permettant de dater la réception par l’employeur (courriel…). Ce délai n’est pas impératif en cas de force majeure, d’impossibilité absolue ou de motifs légitimes.
  • faire constater son état par le médecin de son choix. Le médecin établit, si nécessaire, un certificat médical initial d’accident de travail décrivant les lésions et leur localisation, les symptômes, les séquelles éventuelles et la durée des soins ;
  • transmettre à sa CPAM les volets 1 et 2 du certificat ;
  • conserver le volet 3 à présenter lors de chaque consultation médicale ultérieure ;
  • envoyer à l’employeur le volet 4 du certificat.

Il/elle peut également envoyer une copie du certificat au médecin du travail et à l’inspecteur·trice du travail.

L’employeur doit :

  • remettre obligatoirement une feuille d’accident du travail au/à la salarié·e ;
  • déclarer l’accident dans les 48 heures à la CPAM. L’employeur qui ne déclare pas ou déclare tardivement un accident du travail s’expose à une contravention ;
  • adresser à la CPAM, si l’accident a donné lieu à un arrêt de travail, une attestation nécessaire au calcul des indemnités journalières, auxquelles l’accidenté·e a droit.

En cas de prolongation de l’arrêt de travail, le médecin établit un certificat médical de prolongation. Une fois la blessure guérie ou consolidée, le médecin établit un certificat médical final décrivant les séquelles éventuelles de l’accident.

Si l’employeur n’a pas effectué la déclaration, le/la salarié·e peut déclarer son accident à la CPAM dans les 2 ans, afin de faire requalifier un arrêt maladie en accident du travail.

Après réception de la déclaration d’accident et du certificat médical initial, la CPAM dispose d’un délai de 30 jours pour statuer sur le caractère professionnel de l’accident.

Si l’employeur a émis des réserves sur le caractère professionnel de l’accident dans les 10 jours suivant celui-ci, ce délai peut être prolongé de 2 mois par la CPAM, afin de mener les investigations nécessaires (enquête contradictoire).

Pourquoi déclarer un accident du travail ?

De plus en plus souvent, les employeurs contestent les accidents du travail, voire font pression pour que les salarié·e·s ne les déclarent pas (parce qu’ils s’exposent à des majorations de cotisations).
Il est important pourtant de systématiquement déclarer et faire reconnaître les accidents du travail pour au moins deux raisons :

  • Personne n’a un accident du travail par plaisir ! Même dans le cas où une erreur involontaire a été commise (par manque de moyens, de formation, à cause de consignes floues, d’équipements défectueux, d’une organisation du travail mal adaptée…), c’est à l’employeur de prendre en compte les conséquences de l’accident.
  • Dans un but de prévention, il faut toujours réfléchir à ce qui s’est passé et comprendre pour obliger l’employeur à prendre des mesures pour que l’accident ne se reproduise pas.Quelle prise en charge des frais médicaux ?

La feuille d’accident de travail remise par l’employeur est destinée à permettre au/à la salarié·e de bénéficier de la gratuité des soins jusqu’à la fin du traitement. Elle doit être présentée à chaque professionnel de santé qui y mentionne les actes effectués.

À la fin du traitement ou dès qu’elle est entièrement remplie, le/la salarié·e adresse cette feuille à sa CPAM qui lui en délivre, si nécessaire, une nouvelle. Il est très important de conserver une photocopie de chaque document transmis à la CPAM.

Quelles indemnités ?

Le/la salarié·e victime d’un accident du travail occasionnant un arrêt de travail a droit à des indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) destinées à compenser partiellement la perte de salaire.

Le jour où se produit l’accident est intégralement payé par l’employeur. Les IJSS sont versées à partir du lendemain sans délai de carence, et pendant toute la période d’arrêt de travail jusqu’à la guérison complète, la consolidation de la blessure ou le décès.

L’indemnité journalière est égale à un pourcentage du salaire journalier de base. Pour un·e salarié·e mensualisé·e, c’est le montant du salaire brut perçu le mois précédant le début de l’arrêt de travail divisé par 30,42.
Au 1er janvier 2024, les montants sont :

  • du 1er au 28e jour d’arrêt : 60 % du salaire journalier de base (maximum de 232,03 € par jour) ;
  • à partir du 29e jour d’arrêt : 80 % du salaire journalier de base (maximum de 309,37 € par jour).

Pourquoi ne faut-il pas rester seul·e ?

Dans l’entreprise, le comité social économique peut aider à faire reconnaître l’accident et proposer des mesures afin d’éviter que cela ne se reproduise.

Il peut :

  • intervenir auprès de l’employeur pour faire appliquer la législation (par exemple pour l’obliger à déclarer l’accident) ;
  • déclencher un droit d’alerte qui peut déboucher sur une intervention de l’inspection du travail et/ou une saisine du conseil des prud’hommes ;
  • faire une enquête qui peut aider à faire reconnaître l’accident de travail si l’employeur le conteste.

Se défendre seul·e est toujours possible, mais insuffisant le plus souvent. Le syndicat peut, avec la victime et les élu·e·s du personnel, saisir l’inspection du travail, le médecin du travail, les conseillers juridiques du syndicat…

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Répression anti-syndicale à Hénin-Beaumont

23 Mai 2026 , Rédigé par Sud CT

Répression anti-syndicale à Hénin-Beaumont
RÉINTEGRATION POUR FABIENNE ET
DJELLOUL !

Source : Sud CT

Steve Briois a encore frappé ! Il s’acharne encore et toujours sur les camarades de la section SUD CT de la ville d’Hénin-Beaumont avec une constance consternante et malfaisante.
Nos camarades Djelloul Khéris et Fabienne Payen subissent à nouveau les foudres de « dieu le maire »…
Briois a monté de toutes pièces des dossiers disciplinaires contre nos camarades. Dans le cas de Fabienne, il y a même des témoignages de collègues encarté.es ou élu.es RN. C’est à cela qu’on les reconnait : ils osent tout !
En janvier dernier, les conseils de discipline, pas dupes de la manoeuvre, les ont blanchi·es : zéro sanction pour les deux camarades ! C’est dire si les dossiers étaient vides.

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A Hénin-Beaumont le maire RN exclut 2 syndicalistes Sud Ct pour 1 et 2 ans

23 Mai 2026 , Rédigé par sud CT

A Hénin-Beaumont le maire RN exclut 2 syndicalistes Sud Ct pour 1 et 2 ans
À Hénin-Beaumont le maire RN exclut deux syndicalistes SUD CT pour 1 et 2 ans !

Djelloul Kheris et Fabienne Payen, militant·es SUD Collectivités Territoriales à la mairie d’Hénin Beaumont viennent d’apprendre leur exclusion de la Fonction publique territoriale pour respectivement 2 et 1 ans sans traitement.

Dans deux procédures distinctes montées de toutes pièces, nos camarades avaient été blanchi·es par le conseil de discipline. Le maire a décidé de passer outre et de prendre de lourdes sanctions qui vont avoir de graves conséquences pour Fabienne et Djelloul .

Le but est limpide : détruire le syndicat en empêchant la constitution de listes pour les élections professionnelles de décembre et faire de Djelloul et Fabienne un exemple pour dissuader l’organisation collective en faisant régner la peur.

C’est la même logique qu’à Carcassone où le maire veut expulser les syndicats de la Bourse du Travail.

Face à l’arbitraire de l’extrême droite, la solidarité est notre arme. L’Union syndicale Solidaires et la Fédération SUD Collectivités Territoriales se tiennent aux côtés de nos camarades et prendront toutes les initiatives pour mettre en échec cette mesure de répression antisyndicale et obtenir leur réintégration.

Dans l’urgence, deux recours en référé seront déposés.

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L'Inspection du travail en 3 questions

20 Mai 2026 , Rédigé par sud travail Publié dans #DROIT DU TRAVAIL

publié le 20 mai 2025

Le ministère du travail emploie environ 1600 agent·es de contrôle (soit 1 agent·e de contrôle pour plus de 10000 salarié·es et pour 1000 à 2000 entreprises selon les secteurs) et 500 agent·es chargé.es des renseignements en droit du travail. L'inspection du travail est organisée de manière départementale, au sein des DDETS (Directions départementales de l'emploi, du travail et des solidarités). Chaque agent·e de contrôle exerce ses fonctions sur un secteur géographique (communes, rues), toutes activités professionnelles confondues (à l'exception des transports et des entreprises agricoles, qui ont des agent·es spécialisé·es).

 

Pourquoi saisir l'inspection du travail?

Pour obtenir des renseignements sur le droit du travail ou la convention collective, comprendre une fiche de paie ou le contrat de travail, les salarié.es peuvent dans un premier temps prendre contact avec le service renseignements en droit du travail de leur département (sur rendez-vous, par téléphone ou par mail).

Si le·la salarié·e a besoin d'une intervention dans l'entreprise, un rendez-vous peut être pris avec l'agent·e de contrôle de l'inspection du travail, qui pourra conseiller les salarié·es, contrôler l'entreprise, intervenir par écrit. L'inspecteur·trice du travail est compétent·e dans tous les domaines du droit du travail: santé, sécurité et conditions de travail, durée du travail, heures supplémentaires, risques psycho-sociaux, harcèlement moral et sexuel, travail dissimulé, rémunération, représentation du personnel, jeunes travailleurs·euses, discriminations etc...

Les représentant·es du personnel peuvent également rencontrer régulièrement l'inspecteur·trice du travail pour faire le point sur les sujets en cours dans l'entreprise.

Que peut faire l'inspecteur·trice du travail?

L'inspecteur·trice du travail est chargé·e de contrôler l'application du droit du travail dans les entreprises privées et sur les chantiers (et pour certains domaines seulement dans la fonction publique hospitalière).

Il·elle peut:
- contrôler tous les lieux où travaillent des salarié.es, de jour comme de nuit, sans annoncer sa venue,
- constater des infractions à la réglementation,
- enquêter, interroger toute personne, consulter les documents obligatoires,
- conseiller les salarié.es et les représentant.es du personnel dans leurs démarches,
- assister aux réunions du CSE pour les points portant sur la santé, la sécurité et les conditions de travail.

Après le contrôle, l'inspecteur.trice peut rédiger plusieurs suites:
- un courrier d'observations, le plus souvent, demandant à l'employeur de régulariser certains points,
- une mise en demeure ou une demande de vérification (santé et sécurité au travail),
- un arrêt de travaux (chantiers du BTP, machines dangereuses, risque chimique etc...),
- une proposition de sanction administrative (durée du travail, SMIC etc...),
- un procès-verbal, procédure pénale transmise au Procureur de la République, qui décidera ou non de poursuivre les infractions et de les faire juger.

L'inspecteur·trice du travail prend également un certain nombre de décisions administratives (autorisation ou refus du licenciement des représentant.es du personnel, dérogations en matière de durée du travail ou de travail des jeunes etc...).

Il ne faut pas hésiter à demander à l'inspecteur·trice du travail de vous communiquer les observations qu'il a adressé par courrier à l'employeur, sur les points pour lesquels vous avez sollicité son intervention (ces courriers sont notamment utiles devant un Conseil des prud'hommes).

Comment saisir l'inspection du travail?

Il faut contacter les services par téléphone ou par mail, pour être orienté·e vers l'agent·e de contrôle qui s'occupe de l'entreprise, et obtenir un rendez-vous physique ou téléphonique pour expliquer la situation.

L’employeur doit afficher, l’adresse et le numéro de l’inspecteur·trice du travail compétent·e, sur le lieu de travail, avec les coordonnées de la médecine du travail. Les coordonnées peuvent également être trouvées sur le site internet de chaque direction régionale (DREETS).

Des moyens et des effectifs limités.

L'inspection du travail a des effectifs et des moyens juridiques limités, loin de pouvoir répondre aux besoins de tou·te·s les salarié·es en difficulté sur leur lieu de travail. La réglementation n'est pas suffisamment protectrice des salarié·es.

Les procès-verbaux constatant des infractions en droit du travail sont globalement peu suivis par les Procureurs de la République, en raison d'un manque de moyens de la justice pour donner suite à l'ensemble des procédures pénales qui leur sont confiées, mais aussi parce que le droit du travail n'est pas une priorité politique.
Même lorsque les procédures pénales de l'inspection du travail aboutissent à une audience devant un·e juge, les sanctions prononcées sont faibles au regard des moyens des entreprises et de la gravité des infractions, d'une part parce que les amendes prévues par la loi sont peu élevées et les peines de prison quasiment jamais décidées, et parce que la délinquance en col blanc est jugée de manière relativement clémente.

Il ne faut donc pas tout miser sur l'inspection du travail, qui pourra parfois aider mais pas toujours. L'organisation collective des salarié.es et le rapport de force restent indispensables pour garantir les droits des salarié.es et en obtenir de nouveaux.

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Recapitulatif SMIC au premier juin 2026

1 Mai 2026 Publié dans #DROIT DU TRAVAIL

Recapitulatif SMIC au premier juin 2026

Smic horaire 12.31 brut de l'heure au 1er juin 2026

Smic horaire 12.02 brut de l'heure au 1er janvier 2026

Smic horaire 11.88 brut de l'heure au 1er novembre 2024

Smic horaire 11.65 au 1er janvier 2024

Smic horaire 11.52 au 1er mai 2023

Smic horaire 11.27 au 1er janvier 2023.

Smic horaire 11.07 au premier aout 2022.

Smic horaire 10.85 au premier mai 2022.

Smic horaire 10.57 au premier janvier 2022.

Le Smic horaire brut est, de 10,25 euros à partir du 1er janvier 2021.

Récapitulatif du smic horaire brut en euros ces dernières années

1er octobre 2021 : 10,48 euros bruts de l'heure

2021:  10.25 euros bruts de l'heure

2020: 10.15 euros bruts de l'heure

2019: 10.03 euros bruts de l'heure

2018: 9.88 euros bruts de l'heure

2017: 9.76 euros bruts de l'heure

A noter : la prescription des salaires et indemnités est de 3  ans.

Il faut donc réclamer avant ce délai, au Conseil des Prud'hommes de Laon, Saint Quentin ou Soissons selon où l'on travaille.

La convention collective du salarié peut prévoir un taux horaire brut plus intéressant et dans ce cas c'est elle qui s'applique.

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2026 : Carrefour s’enfonce dans sa complicité avec les colonies israéliennes

30 Avril 2026 , Rédigé par solidaires.org et autres signataires de la tribune

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liaisons dangereuses du groupe carrefour avec les colonies israeliennes

liaisons dangereuses du groupe carrefour avec les colonies israeliennes

2026 : Carrefour s’enfonce dans sa complicité avec les colonies israéliennes

Deux magasins avec enseigne Carrefour dans les colonies israéliennes illégales, six autres magasins franchisés également implantés en Cisjordanie occupée, une plateforme de distribution desservant les colonies établie par un franchisé de Carrefour… Sept organisations de la société civile démontrent que Carrefour a intensifié depuis deux ans son implication dans la colonisation illégale de la Palestine, en contradiction avec ses déclarations récentes et répétées.

En mai 2025, le PDG du groupe Carrefour M. Alexandre Bompard déclarait, comme en 2023 et en 2024, qu'il « n'y a jamais eu et qu'il n'y aura jamais de magasins Carrefour dans un territoire occupé ». Les 7 organisations ayant révélé les liaisons dangereuses du groupe avec la colonisation israélienne dans un rapport éponyme en 2022 - l’Association France Palestine Solidarité, Al Haq, la CGT, la Fédération CGT Commerce et Services, la Ligue des droits de l’Homme, la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine et l’Union Syndicale Solidaires - publient aujourd’hui une note d’actualité qui contredit ces déclarations.

Offrant un état des lieux détaillé des activités de Carrefour dans la région, la note d’actualité met en lumière qu’au mois de mars 2026, deux magasins du groupe Global Retail C.I. Ltd, franchisé de Carrefour, sont implantés dans des colonies israéliennes sous enseigne Carrefour (l'un dans la colonie de Maccabim à Modi'in et l'autre à Neve Ya'akov). Six autres magasins sont toujours en activité sous leurs enseignes d'origine dans les colonies d'Ariel, Alfei Menashe, Mod'in Illit, Kokhav Ya'akov et Ma'ale Adumim.

De plus, le groupe israélien Yenot Bitan/Shuk Mehadrin, partenaire franchisé de Carrefour, possède une plateforme de livraison de commandes en ligne qui dessert toutes les grandes colonies de Jérusalem-Est, les blocs de colonies des enclaves de Modi’in Illit et de Givat Ze’ev, et la colonie de Ma’ale Adumim.

La note d’actualité met également à disposition les données des appels d’offres de constructions neuves et les plans immobiliers approuvés en 2025 dans les colonies où les enseignes et franchisés Carrefour sont implantés, soulignant ainsi comment l'activité commerciale de cette entreprise française soutient le développement de ces entités illégales.

Enfin, ces dernières années, en pleine guerre génocidaire à Gaza et explosion de la colonisation en Cisjordanie, Carrefour a intensifié ses activités en Israël en ouvrant ses premiers hypermarchés à grand renfort de publicité, signifiant à tout le moins son désintérêt manifeste pour le respect du droit international et des droits humains.

« La LDH dénonce les pratiques des entreprises qui offrent leurs services et prestations dans des colonies israéliennes, permettant et facilitant ainsi, tant directement qu’indirectement, cette colonisation illégale et en tirant profit. En dynamisant économiquement les colonies israéliennes, Carrefour participe à la création, à l’entretien et à l’extension de ces colonies dans le Territoire palestinien occupé illégalement et favorise le déplacement forcé de la population palestinienne. » Nathalie Tehio, Présidente de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH).

Le groupe Carrefour est pourtant tenu par le devoir de vigilance tel que défini par la loi française du 27 mars 2017, qui l’oblige à s’assurer que ses activités n’affectent pas les droits humains. De plus, depuis que Carrefour a commencé ses activités liées à la colonisation israélienne en 2022, les obligations qui incombent aux acteurs assistant la situation illégale créée par Israël ont été précisées par l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) du 19 juillet 2024, qui enjoint aux Etats tiers de « prendre des mesures pour empêcher les échanges commerciaux ou les investissements qui aident au maintien de [cette] situation illicite. ». Comme démontre la Rapporteuse spéciale de l’ONU pour le Territoire palestinien occupé Francesca Albanese, qui cite Carrefour dans son rapport de 2025 sur la complicité des entreprises, il n'y a aucun doute que les décisions judiciaires récentes imposent aux entreprises la responsabilité prima facie de ne pas participer aux activités liées à l’occupation de la Palestine.

« La colonisation est un crime de guerre. La CIJ l’a rappelé en juillet 2024 et en a exigé le démantèlement. L’Assemblée générale de l’ONU a demandé aux États de prendre des mesures contre les entreprises qui contribuent à la perpétration de cette situation illégale. Puisque Carrefour persiste dans sa complicité de crime de guerre, la France doit prendre des mesures pour le contraindre à cesser sans plus attendre.

C’est une obligation, pas un choix politique. » Anne Tuaillon, présidente de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS)

Les organisations auteures de cette note d’actualité réitèrent leurs demandes basées sur le droit international : le groupe Carrefour doit mettre fin à son implication directe dans l’entreprise de colonisation et l’Etat français, premier acteur responsable en droit international, doit adopter d’urgence des mesures empêchant les échanges commerciaux et les investissements aidant au maintien de la présence illicite d’Israël sur le Territoire palestinien occupé.

Signataires :

Association France Palestine Solidarité (AFPS)

Confédération Générale du Travail (CGT)Fédération CGT Commerce et Services

Ligue des droits de l’Homme (LDH)

Plateforme des ONG françaises pour la Palestine

Union syndicale Solidaires

Contact presse :

  • Elora Dufour Responsable presse et communication AFPS : presse@france-palestine.org, 0768290217, 0143721579
  • Cécile Marquerie Responsable plaidoyer Plateforme des ONG françaises pour la Palestine : c.marquerie@plateforme-plateforme.org 07 66 15 39 26
  • Romane Piquet Ulliel Responsable presse et communication Union syndicale Solidaires / romane.piquet@solidaires.org / 06 68 13 27 83
  • Clotilde Julien, co-responsable de la communication, LDH (Ligue des droits de l’Homme) : presse@ldh-france.org / 01 56 55 51 15
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Premier mai jour chômé !

20 Avril 2026 , Rédigé par solidaires.org

Premier mai jour chômé !

Le 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs et des travailleuses, a cette année un sens particulier.

Face aux attaques contre le 1er mai, répondons par des mobilisations massives

Le gouvernement allié à la droite et à l’extrême droite voulait faire passer une loi pour contraindre plus d’un million de salarié·es à travailler ce jour-là. C’est la mobilisation qui nous a permis de gagner cette journée et de la conserver il y a quelques jours. Nos manifestations cette année seront l’occasion de fêter cette victoire et d’alerter solennellement politiques et patronat : on ne touche pas au 1er mai !

Face à l’urgence sociale : bloquer les prix et augmenter les salaires

Alors que les prix de l’énergie explosent, nos salaires n’ont toujours pas retrouvé leur niveau de 2020 et les inégalités entre les femmes et les hommes sont toujours aussi importantes. l’inflation repart en forte hausse, à 2,5% en mars, pendant que les salaires sont bloqués et les aides du gouvernement ne sont orientées que vers les entreprises qui touchent déjà plus de 211 milliards d’aides publiques chaque année. Nous revendiquons des augmentations immédiates de salaire pour vivre dignement, l’indexation des salaires sur l’inflation et le blocage des prix du carburant.

Agir face à l’extrême droite et au racisme

L’extrême droite progresse en France et dans le monde. Face à l’internationale réactionnaire, faisons du 1er mai une grande journée antifasciste. Vote contre l’augmentation du SMIC, l’encadrement des loyers, pour le travail le 1er mai, amendements visant à sanctionner les allocataires de prestations sociales… L’extrême droite confirme chaque jour que si elle prétend parler au nom du peuple, elle gouverne au service des puissants.

Se mobiliser pour une paix juste et durable partout dans le monde

Dans le sillage de Donald Trump, l’internationale réactionnaire multiplie les guerres impérialistes partout dans le monde : Ukraine, Liban, Palestine, Iran…Nos manifestations seront l’occasion d’exiger une paix juste et durable, et donc une paix qui ne peut se faire aux conditions des agresseurs.

 

S’organiser pour résister

Le monde est à un point de bascule : montée des régimes autoritaires et réactionnaires, épuisement de la planète, courses aux ressources… Face à la crise du capitalisme et au péril de l’extrême droite qui se nourrit des crises qu’elle provoque, il est important de rompre l’isolement. Rejoindre un syndicat c’est s’organiser pour résister et gagner d’autres choix. Des alternatives existent face à l’avenir mortifère qu’ils nous promettent !
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28 avril pas d'economies sur la santé des jeunes au travail !

10 Avril 2026 , Rédigé par solidaires.org

28 avril pas d'economies sur la santé des jeunes au travail !
28 avril - Pas d’économies sur la santé des jeunes au travail !

L’année 2025 a été marquée par un bilan dramatique pour la sécurité des jeunes au travail, puisque 5 mineur·es ont trouvé la mort alors qu’ils étaient en formation en entreprise (en stage ou en apprentissage). Plus généralement, les 15-24 ans connaissent 2,5 fois plus d'accidents du travail que l’ensemble des salarié∙es. Ce n’est pas une fatalité ! Le 28 avril, c’est la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. Mobilisons-nous pour une réglementation protectrice !

La place des mineur∙es n’est pas au travail

Depuis plus de dix ans, l’État s’est efforcé de déréguler le travail des jeunes. Le décret Rebsamen de 2015 a ainsi augmenté le nombre de dérogations aux postes interdits aux moins de 18 ans et supprimé l’autorisation préalable de l’inspection du travail pour affecter des jeunes travailleurs et travailleuses aux travaux dangereux, qui rendait presque systématiques des visites de contrôles sur les conditions de travail. En 2018, les règles de durée du travail des apprenti∙es ont été allégées. Enfin, le plan “santé scolaire” en 2025 ne prévoit qu’une visite médicale par cycle, quand le Code du travail impose le renouvellement annuel des avis médicaux d’aptitude. De même, les gouvernements successifs n’ont cessé de développer les stages en entreprise : en troisième, seconde générale et technologique, et en augmentant le nombre de semaines de stages en lycée professionnel.

Ces mineur∙es, qui sont des enfants juridiquement parlant, sont propulsé∙es dans un monde d’adultes, soumis∙es à des pressions hiérarchiques, à des conditions de travail dangereuses, à des violences sexistes et sexuelles. Les recherches universitaires montrent qu’un quart des apprenti∙es, mineur∙es ou adultes, sont exposé∙es à un risque cancérogène ou toxique pour la reproduction. Les premières victimes sont les enfants issus de milieux défavorisés, soumis aux stages les moins valorisants et les plus rudes en termes de conditions de travail.

Les jeunes ne sont pas de la chair à patrons

Asphyxiant l’école et l’université publiques, l’État externalise la formation des jeunes en la confiant aux entreprises, perçues pour des raisons purement idéologiques comme plus aptes à former au marché du travail. Il s’agit ainsi de domestiquer les jeunes en les accoutumant le plus tôt possible à des rapports de subordination au travail.

Or l’apprentissage, largement promu ces dernières années, n’a pas fait ses preuves en matière d’insertion. Il permet par contre de subventionner de la main d'œuvre bon marché pour les patrons, aux frais du contribuable : le coût moyen d’un∙e apprenti∙e est en effet de 26 000 euros par an, soit deux fois le coût d’un∙e étudiant∙e du supérieur d’une voie classique.

Si les moins de 25 ans subissent davantage d’accidents du travail, ce n’est pas par témérité, mais bien parce qu’ils et elles occupent des positions subalternes, où leurs employeurs s’autorisent à les mettre en danger.

L’Union syndicale Solidaires revendique :

  • le rétablissement de l’autorisation préalable délivrée par l’inspection du travail pour l’emploi de jeunes mineur·es à des travaux dangereux, supprimée en 2015 ;
  • l’élargissement de la procédure de retrait des jeunes travailleur·euses, des apprenti·es et des stagiaires en cas de situation dangereuse ;
  • un renforcement des services de l’inspection du travail pour pouvoir exercer les contrôles qui s’imposent et s’assurer de la mise en place des mesures de prévention ;
  • le rétablissement d’un véritable contrôle par l’État des organismes de formation qui proposent et organisent les formations en alternance ;
  • la suppression des stages d’observation en milieu professionnel pour les élèves de seconde générale et technologique et de troisième ;
  • la formation spécifique aux risques au travail des enseignant·es, et du temps libéré afin de pouvoir vérifier la qualité de l’accueil des élèves et apprenti·es au sein des entreprises ;
  • un accès gratuit et garanti aux équipements de protection individuelle pour tou·tes les élèves, et ce dès le début de la scolarité en lycée professionnel ou en CFA (centre de formation d’apprenti∙es), avant tout stage en milieu professionnel ;
  • la mise en place d'un certificat de compétence pour les tuteur·ices en entreprises et l'obligation d'avoir des sauveteur·euses secouristes du travail dans toutes les entreprises accueillant des jeunes travailleur·euses ;
  • l'instauration d'un module de formation au droit du travail, à la prévention des risques professionnels et à la sécurité pour tous les jeunes, la mise en place effective de l’Evars avec des modules sur les VSST.

Soyons nombreux et nombreuses aux rassemblements et actions du 28 avril pour la sécurité et la santé au travail !

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Les ordinateurs de nos écoles ne doivent pas soutenir le génocide..

9 Avril 2026 , Rédigé par sud educ

Les ordinateurs de nos écoles ne doivent pas soutenir le génocide..
Les ordinateurs de nos écoles ne doivent pas soutenir le génocide..
Les ordinateurs de nos écoles ne doivent pas soutenir le génocide à Gaza et l’apartheid en Palestine
Source : Sud educ02

Hewlett Packard….

✖︎  fournit des produits et des services aux bureaux de Benjamin Netanyahu ➜ au service des criminels de guerre ;

✖︎  fournit des services de maintenance pour les serveurs de la police israélienne qui expulse et démolit les maisons des Palestinien·nes ➜  au service de la colonisation ;

✖︎  fournit des serveurs aux autorités israéliennes pour contrôler l’État civil du peuple palestinien occupé, et la technologie pour les cartes d’identité à ségrégation raciale ➜  au service de l’apartheid ;

✖︎  fournit des serveurs, des services de stockage et de sécurité des données aux prisons israéliennes        permet la violation des droits des prisonnier·es.

Hewlett Packard dans nos écoles c’est…

✖︎  Des centaines de milliers d’ordinateurs HP sont mis à disposition des collégien·nes ou lycéen·nes (dans l’Essonne par exemple, ce sont 60 000 ordinateurs qui ont été fournis aux collégien·nes, la Région Pays de la Loire a fourni 142 323 ordinateurs HP dans les lycées. )

✖︎  À travers “Préau” (association créée et financée par le Ministère de l’Éducation nationale afin de faire “bénéficier de nouveaux avantages sociaux” aux personnels via des tarifs réduits sur différents produits), le ministère incite les personnels à acheter des ordinateurs HP via des promotions.

Le génocide c’est…

✖︎  plus de 70 000 Palestinien·nes assassiné·es par Israël depuis 2 ans, 186 000 selon un journal scientifique

✖︎  au moins 20 000 étaient des enfants. Cela représente un enfant tué chaque heure depuis deux ans

✖︎  169 679 Palestinien·nes ont été blessée·es par les attaques israéliennes et l’UNICEF estime entre 3 000 et 4 000 le nombre d’enfants ayant subi une amputation

✖︎  plus de 10 800 Palestinien·nes, dont 450 enfants, sont actuellement emprisonné·es dans les prisons israéliennes

✖︎  une catastrophe sanitaire sans précédent : 96 % des ménages sont désormais dans une situation d’insécurité hydrique

✖︎  la famine orchestrée : 460 Palestinien·nes sont mort·es de faim et de malnutrition à Gaza depuis deux ans dont 127 enfants.

Pour SUD éducation, les ordinateurs HP doivent disparaître de nos salles de classes.

Stop aux soutiens du génocide !

Comment agir ?

  avec SUD éducation, j’interpelle mon ou ma chef·fe d’établissement en CA, ou j’aborde le sujet en conseil d’école, pour dénoncer l’achat de matériel HP et exiger le changement de fournisseur. 

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Municipales 2026

11 Mars 2026 , Rédigé par Sud CT

MUNICIPALES 2026
Agent·e territorial·e,
Suis-je prêt·e à appliquer le programme
de l’extrême droite dans ma collectivité ?
Lors des prochaines élections municipales, la collectivité et/ou l'intercommunalité où je
travaille pourrait être administrée par un exécutif ouvertement d'extrême droite (RN, Re-
conquête, Debout la France, UDR, membres de la coordination rurale...) ou soutenant le
programme de l'extrême droite.
En tant qu'agent.e travaillant pour une commune ou une communauté de
communes aux mains de l'extrême droite suis-je prêt.e à aller jusqu'à :
· Prendre toute mesure pour :
- Priver de moyens (baisse des subventions) les associations solidaires ou les expul-
ser comme la Ligue des Droits de l'Homme à Hénin-Beaumont,
- Couper l’électricité, le chauffage, du Secours Populaire à Hayange avant d’expulser cette
« association politisée et pro-migrants »,
- Supprimer toute aide aux associations jugées « trop humanistes » comme à Mantes-la-
Ville ou Beaucaire.
Fédération SUD Collectivités Territoriales
contact@sud-ct.org / 01 58 39 32 09 / www.sud-ct.org
· Refuser certains mariages ?
- Comme à Bollène ou Béziers, refuser d’unir des couples de même sexe ou binationaux,
· Fermer les yeux sur les pratiques internes à la collectivité ?
- Surveillance des réseaux sociaux des agent-es,
-Harcèlement,
-Procédures disciplinaires abusives,
-Climat de peur,
Comme à Beaucaire ou Hayange ou Hénin-Beaumont.
· Renoncer à toute représentation syndicale ?
-Neutralisation voire disparition des syndicats, pressions, procédures disciplinaires anti-
syndicales comme à Hayange ou Hénin-Beaumont.
Dans une collectivité administrée par l’extrême droite,
Organisons la résistance,
Je m’informe.
Je me syndique.
Je protège mes collègues.
Je défends le service public.
Parce que le service public n’est pas
un laboratoire idéologique de l’extrême droite.
Parce que le service public doit être
accessible à toutes et tous.

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8 mars GRREVE féministe !

1 Mars 2026 , Rédigé par solidaires.org Publié dans #féminisme

8 mars : si on s’arrête, tout s’arrête !
Nous sommes secrétaires, aides à domicile, infirmières, cheminotes, enseignantes, guides conférencières, journalistes, vendeuses, caissières, ouvrières, ingénieures, paysannes… Nous sommes femmes, travailleuses, précaires, retraitées, migrantes, handi… Nous sommes indispensables à la société et pourtant sous-payées, précarisées, invisibilisées.
Et pourtant, si on s’arrête, tout s’arrête. Alors, le dimanche 8 mars, toutes en grève !
A travail égal, salaire égal !

Les inégalités salariales perdurent plus de 50 ans après l’adoption des premières lois visant pourtant à les faire disparaître. Quel que soit le métier, les hommes touchent en moyenne 28 % de salaire en plus ! Nous sommes 4 fois plus souvent à temps partiel que les hommes. Et pour la majorité d’entre nous, il s’agit d’un temps partiel imposé. Et toutes ces inégalités qui viennent jalonner nos carrières et nos vies viennent impacter notre retraite.

La France a jusqu'au 7 juin 2026 pour transposer la directive européenne sur la transparence salariale. Celle-ci doit renforcer l'application du principe « à travail de valeur égale, salaire égal » par des mécanismes de contrôle et de sanction. Les entreprises doivent être contraintes de prouver qu'à travail de valeur égale, les salaires sont égaux. Nous exigeons une application ambitieuse de cette directive pour enfin obtenir : l’égalité réelle des rémunérations et des carrières, la revalorisation des métiers à prédominance féminine, la révision en profondeur de l’index égalité professionnelle (qui doit cesser de masquer la réalité).

En grève un dimanche ?

Le dimanche est un jour de repos ? Pas pour les femmes ! 21 % d’entre elles sont au poste ce jour-là, assurant la continuité du soin, du nettoyage, du commerce ou de la culture.

Certes, travailler le dimanche est éprouvant pour tout le monde, hommes comme femmes. Mais l'égalité s'arrête à la fiche de paie. Dans les secteurs masculins (industrie, sécurité, transports), la pénibilité et le travail dominical sont rémunérateurs. Dans les métiers féminisés, c'est la double peine : des conditions difficiles pour des primes dérisoires.

L'écart est brutal au sein même de la santé : là où une infirmière ou une aide-soignante touchera 60 € bruts d'indemnité pour ses 8 heures de travail effectif, un chirurgien d'astreinte percevra, lui, plus de 250 € pour une demi-journée... passée chez lui.

Et quand le travail salarié s'arrête, le travail gratuit commence. Ménage, cuisine, devoirs, soins aux proches : pour la majorité des femmes, le dimanche est une deuxième journée de travail. Le monde ne peut pas tourner sans nous. Alors le 8 mars, pour visibiliser l’invisible, faisons la grève, en arrêtant le travail salarié ou gratuit, en manifestant partout !

Le 8 mars, nous serons le feu !

Le ciel s’assombrit, l’horizon est lourd. Le patriarcat cogne, l’impérialisme broie, mais nous ne baisserons ni les yeux ni les bras.

Ce 8 mars nous nous mobilisons aussi pour nos sœurs du monde entier, de Palestine, du Yémen, du Soudan, du Mali, des États-Unis. Nous crierons pour nos sœurs d’Ukraine, d’Amérique latine, d’Asie et d’Iran. Si l’attaque est mondiale, la riposte est géante, partout où l’on nous brise la lutte est vivante !

Partout, c’est l’incendie MeToo qui brûle le silence en faisant de nos récits une arme. La honte change de camp, l’impunité est finie. Le « sales connes » que le pouvoir nous crache au visage, nous le portons en étendard !

Le 8 mars n’est pas une fête, c’est une journée de lutte !

Face aux attaques réactionnaires, aux politiques d’austérité, au patriarcat et à l’extrême droite qui montent partout, nous revendiquons :

  • L’égalité salariale réelle
  • La revalorisation des métiers féminisés
  • Des mesures concrètes contre les violences sexistes et sexuelles, avec les moyens pour les mettre en œuvre
  • La garantie et accessibilité des droits reproductifs
Le 8 mars nous serons en grève du travail rémunéré, pour dire qu’on ne veut plus être sous-payées, exploitées, précarisées.
Nous serons en grève de la consommation, pour dire que nous voulons en finir avec le système capitaliste et patriarcal.
Nous serons en grève du travail domestique et parental, pour dire que nous voulons une société égalitaire !
 

Dimanche 8 mars : Grève féministe !

Ce 8 mars on fait la Grève du travail salarié : « On arrête tout » !

C’est le moment de soutenir celles qui triment quand les autres se reposent.

  • Commerce/Grande distribution/Culture : Le dimanche est un gros jour de chiffre. Bloquons les caisses, débrayons !
  • Santé/Social : On assure les urgences vitales (assignations), mais on porte le brassard « En grève » et on refuse toutes les tâches administratives ou non urgentes.
  • Boîte mail : Tu peux aussi changer ton message de réponse automatique : « Aujourd’hui 8 mars, je suis en grève féministe. Je ne répondrai qu’à partir de lundi. Cordialement, une travailleuse qui lutte. »
Ce 8 mars on fait la grève des tâches domestiques
  • Balançons nos balais, brûlons les torchons et allons manifester !
  • Arrêtons toutes ces activités que nous nous sentons obligées de faire chaque jour en tant que femme ou assignée femme.
  • Qui gère le repas de famille, le ménage, la préparation de la semaine des enfants, la charge mentale ? Encore nous. Alors, ce dimanche, prenons du temps pour nous-mêmes, ou prenons le temps de ne rien faire !
Ce 8 mars on fait la grève de la consommation
  • Dénonçons les produits et les enseignes qui appliquent une « taxe rose ».
  • Arrêtons d’acheter ou de consommer des produits ou des services non indispensables (le capitalisme ne dort jamais, surtout le dimanche).
  • Dénonçons les multinationales qui sur-exploitent les êtres humains ou complices du travail forcé.
  • Ré-orientons nos achats vers les productions des femmes et valorisons les matrimoines (écrivaines, réalisatrices, etc.).
Le 8 mars on se mobilise autour de nos lieux d’études
  • Organisons des réunions d’information et assemblées avec les autres étudiantes.
  • Revendiquons l’accès gratuit aux études pour toustes.
  • Dénonçons les harcèlements et critiquons la production masculine et blanche des savoirs qui exclut toujours les femmes et minorités.
  • Revendiquons partout des protections hygiéniques gratuites sur tous nos lieux d’études ! Stop à la précarité menstruelle
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Elections municipales : faire entendre la voix du monde du travail

27 Février 2026 , Rédigé par solidaires.org

Elections municipales : faire entendre la voix du monde du travail
Élections municipales : faire entendre la voix du monde du travail

Les 15 et 22 mars 2026 auront lieu les élections municipales sur l’ensemble du territoire français.

Les choix politiques des municipalités et communautés de communes ont un impact sur la vie des travailleurs et des travailleuses. Ainsi, elles ont des compétences pour la politique de la petite enfance, en terme d’accès au logement, d’organisation des transports, d’offre de soins, d’éducation…

L’Union syndicale Solidaires défend le développement des services publics sur tout le territoire. Avec le collectif Nos services publics et 23 autres organisations, l’Union syndicale Solidaires porte 14 exigences 
pour les services publics locaux.

Maintenir et développer les services publics, c’est garantir leur accès à tou·tes et lutter concrètement contre les inégalités. C’est également faire des choix environnementaux forts.

Pour les travailleurs et travailleuses qui ont le droit de vote, ces considérations sont à prendre en compte ainsi que le respect des libertés syndicales par les communes.

Ces élections municipales sont également marquées par la présence de nombreuses listes d’extrême droite, parfois en situation de remporter des municipalités. Celles-ci portent des orientations qui vont à l’encontre des intérêts du monde du travail. Elles pratiquent une féroce répression anti-syndicale à l’encontre des représentant·es des agents des collectivités territoriales, détruisent les services publics, mettent sous tutelle l’accès à la culture, s’attaquent à la solidarité, sèment la division et la haine.

Pour l’Union syndicale Solidaires, pas une voix ne doit aller aux listes de l’extrême droite.

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