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Solidaires02.fr

Loi de finances prévue pour 2014

Publié dans #2014

Un budget contre l'emploi et la justice sociale

 

L’Assemblée nationale vient d’adopter le projet de Loi de Finances pour 2014. Le gouvernement affiche comme priorité l’emploi, la croissance, la justice, comme depuis plus de 30 ans, les gouvernements successifs l’ont fait... Depuis une dizaine d’années, la réduction des déficits publics est venue s’y ajouter. Dans le même temps, le chômage n’a cessé de croître, la croissance de se ralentir, les inégalités de s’accentuer, et l’endettement public de se poursuivre : il serait donc temps de faire d’autres choix !

 

Un budget sous le contrôle des marchés financiers

« La dette » devient une obsession orchestrée par les détenteurs de capitaux et par ceux qui sont à leur service. Faute d’imposer correctement les plus riches, les budgets publics sont en déficit constant et les traités européens élaborés par les gouvernements obligent alors les États à emprunter auprès des « marchés financiers ». Les plus riches, ceux qui ont échappé à l’impôt, vont alors prêter aux États, pendant que les autres contribuables, par leurs impôts et les politiques d’austérité qu’ils subissent, vont payer le « service de la dette ». Ce transfert de fonds, de la grande majorité de la population vers la minorité qui prête, qui permet aux détenteurs des capitaux de continuer de décider de l’essentiel des politiques publiques, réduisant à peu de choses la démocratie politique.

Ce projet de budget est tout à fait cohérent avec la récente « loi bancaire » qui n’a nullement régulé les banques et avec la contre-réforme des retraites. Cette dernière vise à donner plus de place aux assureurs et aux capitaux privés et de maintenir un chômage très important, en imposant à celles et ceux qui ont un emploi de travailler plus longtemps, avec une pression importante sur le niveau des salaires.

 

Un budget contre l’emploi

L’Etat employeur va continuer de supprimer des emplois, 80% des mesures prises pour réduire le déficit en 2014 vont porter sur les dépenses publiques et particulièrement sur les dépenses de personnel.

 

Un budget contre la croissance

La baisse des moyens budgétaires conduit aussi à une baisse importante des investissements publics. En privilégiant une taxation insuffisante du capital, des patrimoines et des profits (l’impôt payé réellement par les sociétés du CAC 40 oscille entre 0% et 8% de leurs profits réels), en se privant ainsi des recettes financières indispensables, ce projet de budget confirme les orientations idéologiques passées. Les surprofits résultant des sous-taxations gonflent principalement les dividendes distribués, et amplifient encore les spéculations financières et les inégalités.

 

Un budget contre la justice

Une des principales mesures de ce projet de budget est l’augmentation de la TVA qui va immédiatement se répercuter sur les prix et peser fortement sur le pouvoir d’achat, particulièrement sur celui des personnes les plus modestes.

Le système fiscal français reste globalement très inégalitaire puisqu’environ 50% des recettes proviennent de la TVA et de la taxation des produits de consommation. La fiscalité ne permet toujours pas de réduire sensiblement les inégalités, et particulièrement les inégalités patrimoniales. Bien au contraire, sur une trentaine d’années les fortunes n’ont cessé de se concentrer. Pendant que les pauvres sont toujours plus nombreux et plus pauvres, une minorité est toujours plus riche.

 

En votant de telles lois, les parlementaires ferment les yeux sur les volontés profondes de la majorité de leurs électeurs et accordent une fois de plus les pleins pouvoirs aux détenteurs de la finance

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